A Lesson of Life - Part Six
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P'tite note les enfants : pour cette histoire, je me laisse pratiquement toujours guider par l'inspiration du moment et je pense que je m'en sors pas mal, enfin je ne suis pas à même de juger mon propre travail correctement, tout le monde vous le dira. Ici, j'écris cette petite note pour vous dire que je ne fais pas de crossover, mais que je tiens simplement à utiliser deux autres personnages d'une autre série que j'adore " Third Watch ". Si jamais vous ne savez pas de quelle série il s'agit en français, vous vous en rendrez compte en lisant ce chapitre - j'espère vraiment que vous aimerez ! ?


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Chapitre 6


23 : 59 GMT
Un petit café non loin de l'hôpital de La Jolla,
San Diego - Californie


Mac regardait Harm incrédule. Non, il ne pouvait décemment pas être sérieux dans ce qu'il venait de dire et comment pouvait-il penser une telle chose ? Mais peut-être avait-il de nouveaux éléments dont elle ignorait encore l'existence. En tout cas, si tel était le cas il n'en restait pas moins que pour l'instant ce n'était rien de plus qu'une présomption.

- Harm, dites-moi que vous plaisantez, là. Vous n'êtes pas sérieux ?
- J'ai bien peur que si, Mac.
- Mais enfin, que s'est-il passé pour que vous pensiez une telle chose ?
- Rien et un tas de choses en réalité. Je n'ai pas vu ce qui me sautait aux yeux et j'en ai honte. Je n'ai pas écouté comme je l'aurais dû, Ocean a essayé de me le dire, mais je n'ai rien compris.

Mac regardait son ami et partenaire avec de grands yeux ronds, complètement perdue. Elle ne comprenait plus rien, elle devait avoir raté quelque chose, ce n'était pas possible autrement. Mac pensa qu'il valait mieux le laisser continuer sa petite histoire, peut-être qu'ainsi elle comprendrait mieux comment il avait bien pu en arriver à une telle conclusion.

L'observant toujours elle le trouva soucieux et mal à l'aise, il était évident que quelque chose n'allait pas, mais quoi ? C'est alors que Harm se remit à parler.

- J'ai appelé Bud pour qu'il fasse quelques petites recherches pour moi.
- Puis-je connaître la nature de ces recherches ? Demanda doucement Mac.
- Je lui ai demandé de faire des recherches sur Stephen Weston, l'ancien petit ami d'Ocean.
- Pourquoi ?

Harm bougea légèrement sur sa chaise, comme pour se remettre correctement, se demandant s'il devait ou non raconter l'histoire d'Ocean parce que là c'était vraiment privé, mais d'un autre côté Mac avait une certaine expérience dans ce domaine par son père. Il prit une grande inspiration avant de se lancer.

***

Un soir, alors qu'il était tard, Ocean est arrivée chez moi en pleurs. J'étais tranquillement assis dans mon fauteuil à siroter une bière et grattait ma guitare lorsque j'ai entendu un très léger coup sur la porte, j'ai d'abord pensé que j'avais rêvé, mais le coup s'est répété peu après…

Je me suis donc levé pour aller ouvrir la porte et quelle ne fut pas ma stupeur de voir Ocean en pleurs, les vêtements en lambeaux et il m'a fallu quelques instants pour réaliser ce qui se passait - ce qui s'était passé se corrigea-t-il mentalement. De plus elle était trempée jusqu'aux os. Je l'ai fait entrer et lui ai donné un de mes sweaters de la Navy.

Je lui ai fait un thé à la camomille en espérant que cela aiderait à ce qu'elle se calme un peu. Ocean était terrifiée. De toutes ces années où je l'ai connue, je ne l'avais jamais vue aussi terrifiée de ma vie. Elle me faisait peur. Et à ce moment-là, idiot comme j'étais, je n'avais rien compris, rien vu.

- Harm ce n'est pas votre faute. Ce n'est pas vous qui avez fait cette horreur.
- Non, Mac ce n'est peut-être pas moi, mais j'aurais dû la protéger, j'aurais dû le voir venir, je ne faisais pas confiance à cet imbécile et je n'ai rien fait. J'ai fait taire mon instinct parce que je voyais mon bébé ours heureuse et résultat : c'est ordure l'a violée.
- Harm, arrêtez de vous culpabiliser. De plus, vous n'en êtes pas certain que je sache. Vous ne pouvez pas tout savoir, ni protéger le monde entier de tous les malheurs qui s'y produisent. Vous êtes là maintenant et à présent vous pouvez faire quelque chose pour Ocean. Vous pouvez retrouver celui qui a fait ça. Et vous pouvez la soutenir. Nous pouvons la soutenir… Lui expliqua-t-elle.

Harm regarda Mac intensément, légèrement surpris par les dernières paroles de celle qu'il aimait en secret depuis la première seconde où il avait posé les yeux sur elle. Sarah Mackenzie était une très jolie femme qui avait de la classe et du respect pour lui autant qu'il en avait pour elle.

Il n'y avait aucun doute à ce sujet pour lui et puis, en y réfléchissant bien, il n'y avait pas de raison d'être surpris par ce qu'elle venait de lui dire. Elle avait toujours été à ses côtés dans les moments difficiles depuis le début et cette fois encore, cela ne faisait pas exception à la règle.

C'était une des raisons pour lesquelles il était tombé amoureux d'elle. Elle était là sans poser de question. Mac écoutait et le réconfortait sans rien demander en retour.

- Merci, Mac. Lui dit-il simplement en posant doucement sa main sur la sienne.
- Il n'y a pas besoin de me dire merci, Harm.
- Vous êtes là pour me soutenir et ça compte énormément pour moi. Lui sourit-il doucement.

Mac lui sourit en retour et fit pivoter sa main pour qu'elle puisse enlacer les doigts de Harm avec les siens. Aucune parole n'était nécessaire pour qu'ils se parlent. Ils se disaient un millier de choses avec ce simple geste et tous deux le savaient.

Maintenant, il fallait aller de l'avant et être solide pour aider un maximum Ocean, afin de l'empêcher de sombrer lorsqu'elle apprendrait ce que l'accident avait eu comme dommages - irréversibles - sur sa colonne vertébrale. Bien entendu cela ne signifiait pas non plus que sa vie était terminée - loin de là, seulement elle devra réapprendre à vivre un peu comme si, du jour au lendemain, on avait la possibilité de vivre une nouvelle vie - plus difficile mais tout aussi belle.

Mais comment s'y prenait-on pour faire comprendre ça à une personne comme Ocean qui semble avoir tout perdu - en apparence du moins.

Maintenant, pourtant, il fallait qu'il retourne d'abord à Falls Church pour avoir une discussion avec Chegwidden car il était hors de question qu'il laisse son amie toute seule maintenant et, de plus, il était déterminé à retrouver l'ordure qui l'avait violée.

Et une fois qu'il l'aurait retrouvée, Dieu seul savait ce qu'il ferait mais une chose était certaine : ce ne serait pas très joli…

Mon cher Stephen, si jamais je mets la main sur toi, mon ami, je peux t'assurer que tu passeras un sale quart d'heure et que je t'ôterai toute envie de violenter d'autres femmes. Se jura Harm. Et j'irai même jusqu'au bout du monde s'il le faut mais je te retrouverai.

Harm avait dit cette dernière phrase à haute voix et Mac répondit simplement par " J'en suis certaine. ".

Harm était sur le point de répondre qu'il n'avait pas eu l'intention de dire cela à haute voix mais la sonnerie de son téléphone l'en empêcha.

- Rabb.
- Monsieur, c'est Bud, je pense avoir trouver les informations que vous vouliez mais je crains que vous n'aimiez pas du tout ce que vous allez apprendre.
- Bud, accouchez s'il vous plait.
- Très bien, alors : Stephen Weston est fiché dans les dossiers la police pour attentat à la pudeur sur mineur et agression et il le soupçonne également de pédophilie mais il n'y a encore eu aucune preuve pour infirmer ou confirmer ces faits.
- Il a été arrêté il y a un mois par la police new-yorkaise mais relâcher presque aussitôt, faute de preuves.

Le visage de Harm pâlit instantanément en entendant les informations que le Lt Roberts était en train de lui confier.

Mac sentit une boule se former dans sa gorge. Elle savait que les soupçons de Harm venaient de lui être confirmés. Combien de choses Ocean avait-elle et devrait-elle encore supporter avant de pouvoir enfin goûter au bonheur, se demanda Sarah le cœur serré.

- Pouvez-vous me fournir l'identité des agents qui l'ont appréhendé ?
- Attendez, je regarde… les sergents, Boscorelli et Yokas, ils bossent dans le commissariat 55.
- Je vous remercie, lieutenant.
- Capitaine, j'espère que tout ira bien pour votre amie, Harriet et moi prions pour elle.
- Merci.
- Il se peut que je vous contacte plus tard.

Et Harm raccrocha le téléphone, le regard perdu et désemparé. Mais comment avait-il fait pour ne rien voir ? Comment avait-il fait pour laisser passer ça ? Lui qui avait toujours tendance à se méfier dès qu'un homme s'approchait un peu trop de la jeune femme et, cette fois, il n'avait pas écouté son instinct alors qu'il aurait dû. Il se maudit pour la énième fois ces temps-ci.

Il lui fallu quelques instants pour qu'il revienne dans la 'réalité' et, se secouant de sa torpeur, il décrocha à nouveau son téléphone et composa le numéro de sa mère, espérant qu'elle soit toujours chez elle.

- Trish Burnett…
- Maman, c'est moi, j'aurais un service à te demander. Pourrais-tu, s'il te plait, veiller sur Ocean en mon absence ? C'est très important.
- Très bien, mais pourquoi me demandes-tu ça, mon chéri ?
- Maman, ne me pose pas de question, s'il te plait, je te promets de tout te raconter mais pas maintenant. Promets-moi juste de veiller sur elle, d'accord ?
- D'accord. Sois prudent.
- Oui, maman, je t'aime.
- Je t'aime aussi.

Après ces dernières paroles, ils raccrochèrent tous les deux quasi simultanément. Harm regarda Mac quelques secondes et elle sut qu'ils allaient devoir partir, elle ne savait pas encore pour où mais elle était certaine qu'ils partiraient.

Peu importe de toute façon car elle partirait avec lui. L'ennui, c'était leur travail en Virginie, l'amiral leur avait accordé une permission mais celle-ci ne pouvait décemment pas durer indéfiniment. Il fallait pertinemment que l'un d'eux appelle ou qu'ils retournent en Virginie.

Et le mieux serait bien entendu qu'ils repartent d'abord pour Falls Church afin d'expliquer personnellement la situation à l'amiral Chegwidden. Le plus dur cependant restait à faire : convaincre Harm qu'avant de faire quoi que ce soit, il fallait tout d'abord rentrer pour clarifier les choses et parler pour pouvoir ensuite aviser de la marche à suivre.

Harm avait à nouveau le regard perdu dans de lointains abîmes. Se demandant une nouvelle fois pourquoi de telles choses pouvaient se produirent sans que l'on ne les voit.


21 : 37 GMT
Petit chalet dans le Montana
Quelques jours après l'enterrement du Lt. Diane Schonke.


La nuit était déjà tombée sur les montagnes majestueuses. Un vent froid soufflait doucement mais Harm ne le sentait pas. Debout sur le balcon, le regard perdu dans le vide, il ne sentait rien sauf une douleur lancinante qui lui brisait le cœur en milliards de petits cristaux brillants qui avaient tous la même forme unique et parfaite d'une larme.

Il n'oublierait jamais Diane ni les moments merveilleux qu'ils avaient passés ensemble, seulement il n'arrivait pas à oublier non plus toutes les occasions ratées car pris tous les deux par leur travail. Tout comme il n'oublierait jamais qu'il ne lui avait jamais avoué qu'il l'aimait. Comment les gens pouvaient-ils être aussi bêtes et trouillards d'aimer et surtout aussi peureux au point de finir paralysés à l'idée de prononcer trois petits mots, qui, il est vrai, ont un immense pouvoir, un pouvoir bien plus grand que tout l'argent du monde n'accorderait jamais car sans amour nous n'existons pas… à présent tout n'était que chagrin et vide. Remords et regrets de n'avoir pas eu le courage nécessaire.

Mais cela personne ne pouvait plus rien y changer à présent car on ne revient pas en arrière pour remonter le temps afin de faire mieux, pour dire les choses que l'on aurait tant voulu dire. La mort est la seule chose au monde devant laquelle nous sommes tous égaux.

Ocean McNamara, qui était allée se changer pour la nuit, ressortit de la salle de bain et enfila son peignoir. En arrivant dans le petit séjour, elle vit que Harm avait fait du feu dans la cheminée mais aucune trace de lui et c'est seulement en levant la tête pour regarder dehors qu'elle le vit, la carrure imposante et le dos bien droit.

Il était évident que ses pensées étaient tournées vers Diane. Elle aussi y pensait mais elle s'efforçait de continuer à avancer ou, du moins, essayait de le faire, pensant que Diane n'aurait pas voulu que sa vie s'arrête car elle avait disparu. Ocean alla dans sa chambre afin d'y prendre des couvertures.

Elle mit une couverture sur ses épaules et ensuite sortit rejoindre son ami pour lui mettre l'autre couverture sur lui. Elle avait le cœur déchiré de le voir comme ça. L'amour était décidemment une des plus belles choses au monde mais la plus cruelle aussi.

- Merci, fit-il doucement en mettant ses mains en arrière pour mettre correctement la couverture sur les épaules.
- Hey, comment tu te sens ?
- Vide et perdu, bébé ours.
- Je sais mais tu dois essayer de penser à autre chose même si c'est difficile. Tu sais, je ne pense pas que Diane aurait voulu que tu te laisses dériver.
- Je sais que tu as raison mais je ne veux pas l'oublier.
- Oh, Harm ce n'est pas parce que tu ne penses pas à elle vingt-quatre heures sur vingt-quatre que tu l'oublieras. Ça je peux te le promettre. Diane sera toujours avec toi où que tu ailles parce qu'elle est dans ton cœur et tu as toujours tes souvenirs et ceux-là personne ne pourra jamais te les enlever. Et ils sont là bien en toi et il n'y a que la clé de ton cœur qui puisse les libérer quand tu en auras envie et seulement alors.
- Merci. Merci d'être là, murmura-t-il.
- C'est quand tu veux, Harm, je serai toujours là pour toi…
- Je sais, bébé ours, je sais.
- On ferrait mieux de rentrer, tu vas finir par attraper froid. Et tel n'était pas mon but quand je t'ai entraîné ici.

Ocean glissa doucement sa main dans celle de son ami et l'entraîna à l'intérieur du chalet. Ils continueraient à parler au chaud. Il commençait vraiment à faire froid. Ocean voulait s'installer devant le feu de cheminée sur le tapis en peau de mouton et apprécier une bonne tasse de cacao chaud avec un ou deux marshmallows…

- Harm je vais me préparer du cacao chaud. Tu en veux ?
- Oui, pourquoi pas.
- Okay mais ne t'avise pas de disparaître encore dehors, fit-elle, le sourire aux lèvres.
- Non, je vais rester bien sagement dans le canapé, bébé ours.
- Harm es-tu vraiment obligé d'encore m'appeler 'Bébé ours' ? je ne suis plus une enfant.
- Non, mais j'adore t'appeler comme ça, fit il en la regardant avec des yeux de chien battu.

Ocean éclata d'un rire cristallin qui sonnait comme toujours comme une douce musique aux oreilles de Harm.

- Salle tricheur, tu sais bien que je ne résiste pas à ces yeux-là, fit Ocean en attrapant un cousin qu'elle envoya à la figure de son ami.
- Hey ! attends voir si je t'attrape.
- Ah oui ? vas-y, essaie.

Harm se leva et se mit à courir après son amie, ne pensant plus à Diane. Ocean McNamara savait ce qu'il fallait faire pour changer les idées à quelqu'un. Harm, lui, était loin de penser à cela - loin de penser au fait que son amie agissait ainsi pour lui changer les idées.

Non, pour le moment, Harm lui courait après, attrapant un cousin au passage pour lui jeter dessus, ce qu'il fit. C'est juste ce moment-là que Ocean choisit pour se retourner pour regarder à quelle distance Harm se trouvait d'elle et elle fut surprise par le cousin qu'elle prit en pleine figure.

Elle tomba en arrière et éclata une nouvelle fois de rire. Harm rit lui aussi et s'allongea près d'elle. Ils restèrent là, par terre, allongés, pendant quelques minutes, ou était-ce une heure ? aucun d'eux ne le savait.

- Je ne crois pas que c'est comme ça qu'il faut faire un cacao aux marshmallows. Il me semble que pour cela il faut aller dans la cuisine. Qu'est-ce que tu en dis ?
- Oui, la cuisine ne serait pas une mauvaise idée. Remarqua-t-il en souriant.

Harm aida Ocean à se lever mais il tira un soupçon trop fort et, une fois debout, elle se retrouva à quelques nano centimètres de son visage mais également de sa bouche. Brusquement le temps semblait s'être arrêté, tout ce que l'on entendait encore était leurs deux cœurs battre légèrement plus rapidement à l'unisson.


A suivre… suite au prochain chapitre…


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A suivre... /To be continued...

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